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Le classement des entreprises les plus attractives pour les jeunes talents en france à l’ère du télétravail et des nouvelles attentes salariales

Le classement des entreprises les plus attractives pour les jeunes talents en france à l’ère du télétravail et des nouvelles attentes salariales

Le classement des entreprises les plus attractives pour les jeunes talents en france à l’ère du télétravail et des nouvelles attentes salariales

Pourquoi parler d’« entreprises attractives » ne veut plus rien dire sans parler de télétravail et de rémunération

En l’espace de cinq ans, les classements des entreprises préférées des jeunes talents en France ont été bouleversés. Les grands groupes historiques (banques, télécoms, énergie) restent présents, mais ils ne dominent plus seuls le haut du tableau. Désormais, les classements Universum, LinkedIn Top Companies, Glassdoor ou HappyIndex®Trainees font remonter en tête :

Pour un dirigeant ou un DRH, la question n’est plus seulement : « Sommes-nous attractifs ? », mais : « Sommes-nous compétitifs face aux nouvelles attentes très précises des 20–35 ans ? ».

Ce que montrent les classements récents sur les attentes des jeunes talents

Si l’on croise les résultats des classements 2023–2024 (Universum, LinkedIn Top Companies France, Great Place to Work, etc.), plusieurs tendances lourdes apparaissent :

Autrement dit : une marque employeur forte sans politique claire sur le télétravail, la rémunération et le développement des compétences est aujourd’hui un édifice incomplet.

Panorama des entreprises les plus attractives pour les jeunes talents en France

En synthèse de plusieurs classements récents, on retrouve systématiquement quelques profils d’entreprises dans le haut du panier. Sans prétendre établir un « classement absolu », on peut distinguer plusieurs catégories gagnantes.

1. Les grandes entreprises tech et digitales

On y retrouve régulièrement :

Points communs :

2. Les cabinets de conseil et d’audit

Les « Big Four » (PwC, EY, KPMG, Deloitte), les cabinets de stratégie (McKinsey, BCG, Bain) et plusieurs acteurs de conseil en IT ou transformation (Capgemini, Accenture, Wavestone) restent très bien classés auprès des jeunes diplômés d’écoles de commerce et d’ingénieurs.

Leur attractivité repose sur :

Limites : télétravail souvent possible, mais contraint par les missions clients et une culture encore très « présentielle » dans certains cabinets.

3. Le luxe, la cosmétique et les grandes marques B2C

LVMH, L’Oréal, Chanel, Hermès, Kering, mais aussi des groupes agroalimentaires (Danone, Nestlé, Pernod Ricard) gardent un pouvoir d’attraction notable, notamment via leurs programmes Graduate et VIE.

Atouts :

En revanche, l’accès au télétravail y est très variable selon les métiers (beaucoup moins accessible en retail, logistique, production).

4. Les scale-ups et licornes françaises

Back Market, Doctolib, ManoMano, Qonto, Swile, Alan, Deezer, Mirakl… Les scale-ups qui ont passé le cap de la structuration RH montent régulièrement dans les classements des « meilleurs employeurs » pour les jeunes.

Leur force :

Limite : une part de risque plus visible (restructurations, changement de stratégie, pression sur la rentabilité) et des salaires parfois en-dessous des GAFAM, même si compensés par l’intéressement, BSPCE ou bonus.

5. Les grands groupes industriels et énergétiques en transformation

Airbus, Safran, Thales, Schneider Electric, EDF, Engie, TotalEnergies restent des employeurs de premier plan dans les classements ingénieurs, malgré une image parfois jugée « moins sexy » que la tech pure.

Leur attractivité s’appuie sur :

Le rôle du télétravail dans l’attractivité : ce que les meilleurs font différemment

Entre « télétravail toléré » et « télétravail structuré », l’impact sur l’attractivité n’a rien à voir. Dans les entreprises les mieux notées par les jeunes collaborateurs, on retrouve quelques constantes :

À l’inverse, les entreprises qui :

le payent immédiatement en termes d’image employeur, surtout sur les profils pénuriques (IT, data, produit, commerciaux B2B).

Nouvelles attentes salariales : le package compte autant que le fixe

Pour les jeunes talents, la rémunération ne se résume plus à un chiffre brut annuel. Les entreprises les plus attractives se distinguent sur plusieurs axes :

Dans certains secteurs (tech, conseil, finance), la bataille se joue à quelques milliers d’euros près à l’embauche. Mais à profil et secteur comparables, les jeunes talents arbitrent aussi sur :

Une entreprise qui propose un fixe légèrement inférieur mais un environnement soutenable, 2 jours de télétravail et un plan de progression solide peut l’emporter sur un concurrent plus généreux en brut mais peu flexible.

Mini étude de cas : comment une ETI industrielle a remonté sa cote auprès des jeunes ingénieurs

Illustration concrète. Une ETI industrielle française (environ 1 500 salariés), historiquement peu attractive pour les jeunes talents, voit son taux de refus d’offres grimper à plus de 40 % sur les postes d’ingénieurs production et méthodes.

En interrogeant les candidats qui refusent, trois objections reviennent :

En deux ans, la direction met en place un plan en trois volets :

Résultat sur 18 mois :

L’entreprise ne s’est pas transformée en « start-up à ping-pong », mais elle a corrigé trois irritants majeurs. C’est exactement ce que montrent les classements : ce n’est pas la perfection qui attire, c’est la cohérence perçue entre le discours et la réalité.

Comment évaluer votre propre attractivité face à ces nouveaux standards

Avant de chercher à « monter » dans un classement, il est utile de se situer honnêtement. Voici une grille simple d’auto-diagnostic, à adapter à votre contexte :

3 leviers prioritaires pour devenir (ou rester) attractif auprès des jeunes talents

À partir de ce diagnostic, trois chantiers se dégagent presque systématiquement dans les entreprises qui veulent gagner des points dans les classements… mais surtout sur le terrain du recrutement.

1. Formaliser une politique de télétravail crédible

L’objectif n’est pas de copier les pure players du digital, mais d’offrir une expérience lisible et assumée, sans promesses vagues.

2. Revoir la proposition salariale et la rendre lisible

De plus en plus de jeunes talents refusent d’entrer dans un process de recrutement opaque sur le salaire. C’est un filtre à candidature à lui seul.

3. Structurer un parcours 0–3 ans qui tienne la route

Les entreprises qui progressent dans les classements sont souvent celles qui transforment la période 0–3 ans en « accélérateur de compétences », et pas seulement en « période d’essai prolongée ».

À retenir : ce que les classements disent vraiment aux dirigeants et DRH

Les classements des entreprises les plus attractives pour les jeunes talents ne sont pas qu’une compétition d’image. Ils sont un baromètre assez fiable de trois réalités :

Pour un dirigeant, l’enjeu n’est pas de « ressembler » aux entreprises en haut des classements, mais de comprendre pourquoi elles y sont… et d’identifier ce qui, dans son propre modèle, peut être ajusté sans renier son identité.

La question clé à se poser : si un jeune talent hésite entre votre entreprise et l’un de ces employeurs très attractifs, sur quels points objectifs pouvez-vous réellement rivaliser aujourd’hui — et sur quels points avez-vous décidé, en conscience, d’être différent ?

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