Pennylane : la fintech française qui révolutionne la gestion financière et comptable des pme

Pennylane : la fintech française qui révolutionne la gestion financière et comptable des pme

Pourquoi la gestion financière des PME est en train de basculer

La plupart des dirigeants de PME passent encore trop de temps à “subir” leur comptabilité : tableaux Excel éparpillés, relances clients manuelles, manque de visibilité sur la trésorerie, échanges laborieux avec l’expert-comptable. Résultat : des décisions prises à l’aveugle, une pression de cash permanente et une perte de temps considérable pour les équipes administratives.

En parallèle, les attentes ont changé :

  • les dirigeants veulent un pilotage en temps réel, pas un bilan six mois après la clôture ;
  • les experts-comptables veulent automatiser la saisie et se concentrer sur le conseil ;
  • les collaborateurs ne veulent plus passer leurs journées à faire de la ressaisie et du suivi manuel.

C’est précisément sur ce terrain que Pennylane s’est imposée : une fintech française qui promet de transformer la compta de “mal nécessaire” en véritable outil de pilotage financier pour les PME.

Pennylane en bref : une plateforme de gestion financière branchée sur la comptabilité

Pennylane, fondée en 2020 à Paris, se positionne comme une plateforme de gestion financière tout-en-un conçue pour les PME et leurs experts-comptables. Sa promesse : réunir dans un même outil ce qui est habituellement éclaté entre plusieurs logiciels.

Concrètement, la plateforme permet de :

  • connecter les comptes bancaires de l’entreprise (agrégation bancaire) ;
  • générer les factures clients et suivre les encaissements ;
  • centraliser les factures fournisseurs et les paiements ;
  • automatiser une grande partie de la pré-comptabilité (catégorisation, rapprochement) ;
  • donner à l’expert-comptable un accès direct et structuré aux données ;
  • fournir des tableaux de bord de trésorerie et de performance en temps quasi réel.

La force de Pennylane ne tient pas seulement à l’interface. Elle vient surtout de l’articulation “plateforme + réseau d’experts-comptables” : l’outil est pensé pour que le dirigeant, le DAF et l’expert-comptable travaillent sur la même base de données, au même endroit.

En quoi Pennylane se distingue des outils classiques de comptabilité

Pour comprendre l’apport réel de Pennylane, il faut le comparer aux approches encore dominantes dans les PME :

1. Le duo tableur + logiciel comptable “historique”

  • le dirigeant pilote sur Excel (suivi de trésorerie, prévisionnel, facturation parfois) ;
  • l’expert-comptable travaille sur un logiciel métier fermé, peu accessible au client ;
  • les équipes administratives font le lien en manipulant et en transmettant des fichiers.

Résultat : doublons, erreurs de saisie, retards d’information. Dans ce schéma, la compta est surtout une obligation fiscale.

2. Les logiciels de facturation indépendants

  • des solutions de facturation ergonomiques simplifient la vie des commerciaux et de l’ADV ;
  • mais la comptabilité reste déconnectée, nécessitant des exports/imports réguliers ;
  • la vision de la trésorerie reste partielle et éclatée.

3. L’approche Pennylane

Pennylane cherche à unifier tout cela :

  • la facturation, les flux bancaires, les factures fournisseurs et la pré-compta sont intégrés dans un même environnement ;
  • les données sont structurées dès l’origine pour être exploitables comptablement ;
  • l’expert-comptable n’est plus en bout de chaîne, mais au cœur du dispositif, avec un accès temps réel.

Pour le dirigeant, l’impact concret est double :

  • moins de frictions opérationnelles (moins de mails, moins de fichiers, moins de ressaisie) ;
  • une vision financière consolidée, suffisamment fiable pour prendre des décisions à court et moyen terme.

Ce que Pennylane change au quotidien dans une PME

Pour mesurer l’intérêt réel de Pennylane, il est utile de se placer du point de vue des utilisateurs clés.

Pour le dirigeant

  • une vue consolidée de la trésorerie : soldes bancaires, factures à encaisser, factures à payer, dans un même tableau ;
  • un suivi des retards de paiement clients, avec la possibilité de structurer le processus de relance ;
  • des tableaux de bord simples : chiffre d’affaires, marges, charges récurrentes, évolution par période.

Pour le responsable administratif et financier (ou l’assistant.e de gestion)

  • les factures fournisseurs peuvent être importées automatiquement (mail dédié, OCR) et catégorisées ;
  • les paiements peuvent être préparés par lot, avec validation par le dirigeant ;
  • le rapprochement bancaire est largement automatisé grâce aux règles de catégorisation ;
  • les erreurs et oublis sont plus rapidement détectés puisque l’outil met en évidence les anomalies.

Pour l’expert-comptable

  • plus besoin de courir après les pièces : elles sont centralisées dans la plateforme ;
  • une grande partie des écritures récurrentes est pré-codifiée, ce qui réduit la saisie manuelle ;
  • le temps libéré peut être réinvesti dans le conseil (optimisation fiscale, structuration, analyse de marge).

Mini-cas : une PME de services B2B de 25 salariés

Avant Pennylane :

  • facturation mensuelle sur un outil séparé, export Excel pour suivi ;
  • trésorerie suivie sur un tableur tenu approximativement à jour ;
  • pièces justificatives envoyées une fois par mois à l’expert-comptable par e-mail et WeTransfer ;
  • vision fiable des résultats avec deux à trois mois de décalage.

Après déploiement de Pennylane :

  • facturation directement dans la plateforme, synchronisée aux écritures pré-comptables ;
  • banques connectées, prévision de trésorerie mise à jour quotidiennement ;
  • fournisseurs centralisés, paiements groupés et validés chaque semaine ;
  • tableau de bord mensuel utilisé en réunion de direction pour arbitrer embauches et investissements.

Le gain ne tient pas seulement au temps économisé, mais aussi à la capacité de décider plus vite : embauche anticipée d’un commercial, négociation plus ferme avec quelques clients à fort retard de paiement, renégociation de certains abonnements de services après visualisation claire de leur poids dans les charges fixes.

Des chiffres qui expliquent l’engouement autour de Pennylane

En quelques années, Pennylane s’est imposée comme une des fintech françaises les plus observées sur le segment B2B :

  • plusieurs levées de fonds importantes depuis 2020, pour un total dépassant les 100 M€ ;
  • une base de dizaines de milliers de PME et de cabinets comptables utilisateurs ;
  • une croissance portée par deux moteurs : l’adoption directe par les entreprises, et le relais via les cabinets comptables partenaires.

Ce développement rapide n’est pas qu’un sujet de valorisation pour investisseurs. Il traduit un mouvement de fond :

  • la digitalisation de la comptabilité ne se limite plus à “dématérialiser les pièces”, elle réorganise le travail entre PME et experts-comptables ;
  • les dirigeants s’habituent à un pilotage financier quasi temps réel, ce qui rehausse le niveau d’exigence pour tous les acteurs du marché ;
  • les cabinets qui s’outillent avec ce type de solution peuvent proposer des offres plus orientées pilotage, au-delà de la tenue et des obligations légales.

Les bénéfices concrets pour les PME : au-delà du discours marketing

Pour un dirigeant ou un DAF de PME, la vraie question est : “qu’est-ce que cela change sur mes indicateurs clés ?”. Voici les leviers les plus fréquents observés avec des solutions type Pennylane :

1. Gain de temps administratif

  • réduction du temps passé à collecter, trier et envoyer les pièces ;
  • moins de ressaisie entre Excel, outil de facturation, banque en ligne et logiciel comptable ;
  • simplification du processus de paiement fournisseurs.

Objectif réalisable : économiser plusieurs jours-hommes par mois sur l’administration financière dans une PME de 10 à 50 salariés.

2. Amélioration du cash et réduction des retards de paiement

  • avertissements plus rapides sur les factures en retard ;
  • relances structurées (modèles, calendrier, suivi) ;
  • meilleure anticipation des creux de trésorerie.

Objectif réaliste : réduire de quelques jours le DSO (délai moyen de paiement clients), ce qui peut représenter des dizaines de milliers d’euros de trésorerie libérée selon les volumes de facturation.

3. Meilleure qualité d’information pour décider

  • vision mensuelle plus fiable des marges, des charges et des tendances de chiffre d’affaires ;
  • capacité à simuler l’impact de décisions (embauche, investissement, hausse de charges récurrentes) sur la trésorerie ;
  • identification plus rapide des dérives (par exemple, explosion de certaines lignes de frais).

En pratique, cela peut différencier une croissance maîtrisée d’une croissance “avec le frein à main”, faute de visibilité.

Les limites et points de vigilance à garder en tête

Aucune solution, même bien conçue, n’est une baguette magique. Avant de basculer sur Pennylane, plusieurs points méritent d’être évalués avec lucidité.

1. L’adhésion de votre expert-comptable

Si votre cabinet n’utilise pas Pennylane et ne souhaite pas le faire, vous risquez de :

  • vous retrouver avec une couche supplémentaire à gérer (export/import) ;
  • perdre une partie des bénéfices de collaboration en temps réel ;
  • créer des frictions dans la relation (qui fait quoi, où se trouve la donnée “de référence” ?).

Au contraire, si votre cabinet est déjà partenaire ou ouvert à l’outil, le gain peut être significatif pour les deux parties.

2. Le périmètre fonctionnel réel

Pennylane couvre largement la gestion financière et pré-comptable, mais selon votre activité, vous aurez peut-être besoin :

  • d’un ERP plus complet (gestion de production, stocks complexes, multi-sites industriels) ;
  • d’un CRM avancé, d’un outil de facturation très spécifique (par exemple, télécoms, énergie) ;
  • d’intégrations poussées avec des outils maison.

L’enjeu n’est pas de tout faire rentrer de force dans Pennylane, mais de vérifier les intégrations disponibles et la capacité de l’outil à tenir son rôle de “cœur financier” sans brider le reste du système d’information.

3. Le changement d’habitudes en interne

Passer d’un modèle fondé sur des fichiers éparpillés à une plateforme centralisée implique :

  • de revoir certains process (qui crée les factures, qui les valide, qui déclenche les paiements ?) ;
  • de former convenablement les équipes (y compris le dirigeant) ;
  • de nettoyer parfois des historiques peu fiables plutôt que de tout importer aveuglément.

Un outil puissant mal paramétré ou mal utilisé peut générer autant de confusion qu’un système artisanal.

Comment savoir si Pennylane est adapté à votre entreprise : check-list rapide

Avant de vous lancer, vous pouvez vous appuyer sur cette grille de lecture pragmatique.

Votre entreprise est probablement un bon fit si :

  • vous êtes une PME ou startup de services, de conseil, de SaaS, de négoce ou d’activité relativement standardisée ;
  • vos processus ne nécessitent pas encore un ERP lourd et sur-mesure ;
  • vous avez au moins une personne en interne qui peut piloter la mise en place (DAF, RAF, office manager, DG) ;
  • vous êtes prêt à faire évoluer votre relation avec l’expert-comptable vers davantage de collaboration en temps réel ;
  • vos volumes de facturation et de transactions commencent à rendre le suivi manuel trop risqué et chronophage.

Vous devriez approfondir l’analyse si :

  • vous avez une activité industrielle complexe avec gestion avancée des stocks, des nomenclatures et des OF ;
  • vous êtes déjà fortement équipé en ERP, avec des processus très intégrés ;
  • votre expert-comptable refuse catégoriquement d’envisager un travail sur Pennylane ou une solution équivalente ;
  • vous n’avez aucune ressource disponible pour piloter le changement (risque de “demi-mise en place” inefficace).

Plan d’action pour déployer Pennylane sans désorganiser votre PME

Si vous identifiez un intérêt potentiel, l’enjeu est de déployer la solution de façon pilotée, en limitant les frictions. Voici une approche en quatre étapes.

Étape 1 : cadrer les objectifs et le périmètre

  • définir vos priorités : gain de temps, meilleure trésorerie, visibilité mensuelle des résultats, réduction des retards de paiement, etc. ;
  • lister les outils actuels utilisés (facturation, banques, compta, Excel) et les flux entre eux ;
  • identifier les irritants majeurs : où perdez-vous aujourd’hui le plus de temps ou de fiabilité ?

Ce cadrage vous évite de déployer “pour déployer” et permet de mesurer les gains quelques mois plus tard.

Étape 2 : embarquer l’expert-comptable dès le début

  • échanger ouvertement avec votre cabinet : vision, fonctionnement de Pennylane, rôles de chacun ;
  • valider le partage des responsabilités : qui paramètre quoi, qui fait quelles saisies, qui contrôle quoi ;
  • clarifier le calendrier : à partir de quand la compta “officielle” bascule sur les nouveaux flux ?

Votre expert-comptable peut devenir un allié dans le paramétrage (plans de comptes, règles d’imputation, automatisations).

Étape 3 : démarrer par un socle simple et l’itérer

  • connecter d’abord les banques et la facturation clients ;
  • stabiliser le processus d’émission de factures et de suivi des encaissements ;
  • ajouter progressivement la gestion des fournisseurs, puis les automatisations plus avancées ;
  • former les utilisateurs au fil de l’eau, sur des cas réels (et non via une formation théorique unique).

L’objectif n’est pas de tout exploiter dès le premier mois, mais d’ancrer des usages fiables puis d’augmenter le niveau de sophistication.

Étape 4 : exploiter les données pour piloter vraiment

  • mettre en place un rituel mensuel ou bimensuel de revue financière : CA, marges, trésorerie, charges récurrentes ;
  • utiliser les tableaux de bord pour arbitrer : embauches, investissements, renégociation de contrats ;
  • travailler avec l’expert-comptable sur quelques indicateurs clés (seuil de rentabilité, DSO, poids des charges fixes).

C’est à cette étape que la promesse de “révolution de la gestion financière” se matérialise ou non. Sans ce passage à l’action, Pennylane reste un bon outil de pré-compta, mais pas un levier stratégique.

Ce qu’il faut retenir pour vos décisions business

Pennylane illustre une tendance lourde : la convergence entre logiciels de gestion financière et comptabilité, avec un objectif simple pour les dirigeants de PME : reprendre la main sur leur information financière sans se noyer dans la technique.

Pour un dirigeant ou un DAF, la question centrale n’est pas “faut-il Pennylane ou un autre outil ?”, mais :

  • comment faire en sorte que la comptabilité serve enfin au pilotage au lieu de rester une simple obligation fiscale ?

Si vous parvenez à :

  • réduire le temps administratif dépensé sur des tâches sans valeur ajoutée ;
  • améliorer votre trésorerie par une meilleure maîtrise des encaissements et décaissements ;
  • disposer d’indicateurs fiables et à jour pour décider plus vite ;

alors l’investissement dans une solution comme Pennylane s’inscrit dans une logique de productivité globale, pas seulement de modernisation de l’outil comptable. À vous de mesurer, chiffres à l’appui, si votre situation actuelle justifie ce changement maintenant… ou si vous pouvez encore vous permettre de piloter avec un tableau Excel approximatif et des résultats disponibles au trimestre suivant.