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5 start-up à connaitre dans le transport autonome et les nouvelles mobilités intelligentes

5 start-up à connaitre dans le transport autonome et les nouvelles mobilités intelligentes

5 start-up à connaitre dans le transport autonome et les nouvelles mobilités intelligentes

Transport autonome, robotaxis, camions sans chauffeur, navettes partagées… Le sujet fait les gros titres, mais derrière les annonces spectaculaires, quelques start-up sont en train de structurer un véritable marché, avec des modèles économiques solides et des partenariats industriels lourds. Pour un dirigeant, un investisseur ou un responsable de collectivité, l’enjeu n’est plus de se demander si ces technologies vont s’imposer, mais comment et avec qui.

Dans cet article, nous allons passer en revue 5 start-up à suivre de près dans le transport autonome et les nouvelles mobilités intelligentes. Objectif : comprendre ce qui fait leur avantage compétitif, leurs modèles de revenus, et ce que vous pouvez en tirer pour votre propre stratégie.

Le contexte : pourquoi le transport autonome change de phase

Pendant des années, le véhicule autonome a surtout été un sujet de R&D et de communication. Depuis 2022–2024, on observe un basculement vers des déploiements commerciaux encadrés :

Les enjeux business sont clairs :

Les 5 start-up ci-dessous illustrent chacune une approche différente : optimisation logicielle, focalisation sur le fret, spécialisation B2B, ancrage local, ou intégration verticale.

Wayve – L’intelligence artificielle « end-to-end » pour véhicules autonomes

Pays : Royaume-Uni – Segment : logiciels de conduite autonome

Wayve se distingue par son approche technologique : au lieu de multiplier les règles programmées et les capteurs spécialisés, la start-up mise sur une IA « end-to-end » capable d’apprendre à conduire comme un humain à partir de données vidéo massives.

Autrement dit, au lieu de coder explicitement « si feu rouge alors arrêt », le système apprend par observation, un peu comme un conducteur débutant formé par l’expérience. Cette approche, inspirée des grands modèles d’IA, vise à :

Wayve ne cherche pas à devenir constructeur. Son modèle repose sur des partenariats avec des OEM et des flottes (constructeurs, loueurs, acteurs de la logistique urbaine). Pour un dirigeant de flotte ou un industriel, la question clé est : comment intégrer ce « cerveau logiciel » dans des véhicules existants sans exploser les coûts ?

Enseignement business : Wayve illustre le modèle « software first » dans l’auto. Plutôt que développer un véhicule autonome complet, vous pouvez :

Einride – Les camions électriques autonomes pour la logistique

Pays : Suède – Segment : fret routier autonome et électrique

Einride s’attaque au cœur du coût logistique : le transport de marchandises. Son approche repose sur trois piliers :

La start-up a déjà signé des partenariats avec de grands groupes industriels et de distribution (notamment dans l’agroalimentaire et le retail), avec un positionnement intéressant : elle ne vend pas seulement des camions, elle propose un service complet de transport-as-a-service.

Concrètement, un chargeur ou un industriel peut externaliser une partie de sa logistique à Einride, qui fournit :

Enseignement business : Einride montre qu’une innovation de rupture est plus facile à vendre sous forme de service intégré que comme un simple produit high-tech. Trois questions à se poser si vous innovez dans la mobilité :

May Mobility – Les navettes autonomes au service des villes et des entreprises

Pays : États-Unis – Segment : navettes autonomes en milieu urbain et sur sites privés

May Mobility s’est spécialisée sur un créneau souvent sous-estimé : les navettes autonomes de courte distance, typiquement :

Plutôt que de viser immédiatement la voiture autonome grand public, la start-up se concentre sur des corridors bien définis, avec une complexité réduite (vitesse limitée, itinéraires fixes ou semi-fixes, zones géofencées).

Modèle économique :

Pour une entreprise disposant d’un site étendu (parc industriel, plateforme logistique, campus tertiaire), ce type de solution peut devenir un levier très concret :

Enseignement business : le « full autonome partout » est encore loin. Mais les cas d’usage ciblés, sur des périmètres maîtrisés, sont déjà viables. C’est un point clé si vous êtes :

Navya – La leçon d’une pionnière française des navettes autonomes

Pays : France – Segment : navettes autonomes électriques

Navya a été l’une des pionnières mondiales des navettes autonomes, avec des déploiements en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient. L’entreprise a développé une plateforme de navettes électriques dédiées aux transports collectifs sur de courtes distances.

Mais l’histoire de Navya, marquée par des difficultés financières et une procédure de redressement en 2023, est tout aussi instructive que ses succès techniques. Elle met en lumière plusieurs points clés :

Pour autant, les navettes Navya ont permis de :

Enseignement business : Navya rappelle une réalité souvent occultée dans les discours sur la deeptech :

Pony.ai – Les robotaxis entre Chine et États-Unis

Pays : Chine / États-Unis – Segment : robotaxis et conduite autonome

Pony.ai fait partie des acteurs les plus avancés dans le déploiement de services de robotaxis, principalement en Chine, avec des pilotes également en Amérique du Nord. Son modèle :

Dans plusieurs villes chinoises, les usagers peuvent déjà utiliser des applications mobiles pour commander un taxi autonome sur certaines zones. Le service reste encadré (zones géographiques, conditions météo, supervision humaine), mais il constitue un indicateur fort de la maturité de la technologie et de la volonté politique d’avancer rapidement.

Pour les entreprises occidentales, l’intérêt de suivre Pony.ai n’est pas seulement technologique. C’est aussi un baromètre géopolitique et concurrentiel :

Enseignement business : ignorer ce qui se passe en Chine sur le transport autonome revient à regarder seulement la moitié du marché. Quelques pistes pour dirigeants et investisseurs européens :

Ce que ces 5 start-up nous disent de l’avenir des mobilités

Derrière la diversité des modèles (logistique, robotaxis, navettes, logiciel), les 5 start-up analysées convergent sur plusieurs dynamiques de fond. Pour un décideur, ces dynamiques sont des signaux stratégiques à intégrer dans les 3 à 5 prochaines années.

1. Le logiciel devient le cœur de valeur du véhicule

Que ce soit Wayve ou Pony.ai, la valeur se concentre de plus en plus sur la stack logicielle de conduite, la gestion de flotte, la data, la connectivité. Pour les acteurs traditionnels :

2. Le “tout autonome partout” laisse la place aux cas d’usage ciblés

May Mobility et Navya illustrent une vérité opérationnelle : il est plus simple de faire rouler une navette autonome sur un trajet fixe à 25 km/h que de gérer une voiture autonome en centre-ville dense et imprévisible.

Pour structurer une feuille de route :

3. Le modèle “mobilité-as-a-service” s’impose

Einride en est un bon exemple : vendre un véhicule autonome seul est difficile. Vendre un service de transport complet, avec engagement de résultat, est beaucoup plus lisible pour un client.

Pour les start-up et innovateurs :

4. Les alliances seront déterminantes

Aucun acteur, aussi innovant soit-il, ne peut maîtriser à lui seul véhicule, logiciel, infrastructure, réglementation, maintenance. Les 5 start-up citées ont toutes multiplié les partenariats (constructeurs, collectivités, opérateurs de transport, grands groupes).

Pour les dirigeants :

Checklist pratique pour passer de l’analyse à l’action

Pour terminer, voici une checklist opérationnelle pour dirigeants, managers et créateurs d’entreprise souhaitant se positionner sur le transport autonome ou les nouvelles mobilités intelligentes.

Les start-up comme Wayve, Einride, May Mobility, Navya ou Pony.ai ne sont pas seulement des curiosités technologiques. Elles préfigurent des modèles économiques, des alliances industrielles et des usages quotidiens qui vont redessiner la logistique, le transport public et la mobilité des salariés.

La bonne approche n’est ni l’enthousiasme naïf ni le scepticisme systématique, mais une analyse froide et orientée action : où ces innovations peuvent-elles, concrètement, améliorer vos coûts, votre attractivité et votre positionnement dans les cinq prochaines années ? C’est à cette question qu’il faut désormais répondre, secteur par secteur, site par site.

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